Dans la revue The Economist du 14 février dernier, à quelques pages d'intervalle, le mot « throttle » apparait, mais avec deux sens contraires. À la page 23, utilisé en tant que verbe, il prend le sens d'étouffer ou d'étrangler dans le titre « Debt and entrenched interests are throttling Brazil's economy ». À la page 27, comme nom, il prend un sens contraire dans « Full throttle » (à plein gas) pour décrire le rythme anticipé de la politique japonaise sous la gouverne de Takaichi Sanae.
Il y a probablement en français des mots ayant un sens contraire, selon qu'ils soient utilisés comme verbe ou comme nom, mais il ne m'en vient pas à l'esprit au moment d'écrire ces lignes. Il y a toutefois bien des mots ayant des sens très différents selon le contexte, comme le mot « avocat » qui réfère aussi bien à un fruit qu'à un spécialiste du droit.
Pour ma part, « throttle» est associé au « choke » qu'on actionnait pour faire démarrer les voitures, surtout par temps froid. Le choke avait la même ambivalence que throttle puisqu'il avait, selon le contexte, une connotation positive (faire démarrer le monteur) ou négative (choke i.e. s'écraser devant l'obstacle). Dans les deux cas, cela tient à la nature du throttle (l'étrangleur) qui peut être plus ou moins ouvert ( plein gaz) ou fermé (étouffer) pour assurer une mélange air-essence plus ou moins riche en oxygène.
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